Coeurs brisés

Publié le par Asma Mouhib

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  Un regard, un sourire, puis le coup de foudre. C’est ce qui semble être passé la première fois, entre Bouchaïb ; chauffeur de taxi, et Chama. Follement amoureux, ils décident alors de se marier le plutôt possible.

   Bouchaïb déployait tous ses efforts pour satisfaire sa femme adorée. Le premier mois de la vie conjugale est passé, puis le deuxième et le troisième, puis une année. La routine a commencé à s’installer dans la vie du couple. Pour insuffler un vent de bonheur à leur vie, ils décident d'avoir des enfants. Cependant, Chama, après plusieurs mois passés, n'est pas tombée enceinte.

  Un jour pendant que Bouchaïb conduisait son taxi, il aperçut une femme qui se faisait agressée par une bande de malfrats, il décide alors d’intervenir. Conséquence : Plusieurs plaies et blessures sur le visage. La jeune femme lui dit alors que sa maison n’était pas très loin et insiste qu’il l’y  accompagne pour soigner ses blessures. Bouchaïb refusa au début, mais finit par céder. La jeune Ghizlane était dans les trentaines d’année, et vivait à ce qui apparaît seule. Pour le remercier, elle l’invite le lendemain à dîner chez elle.

  Et c’est ainsi que commença cette relation qui dura trois mois. Bouchaïb était comblé qu’il décida un jour de mettre au courant sa femme de sa volonté de divorcer, seulement voilà, une surprise l’attendait chez lui : Chama était enceinte.

C’était la grande joie de Bouchaïb, lui qui désirait à tout prix être père.

Après trois jours il se rend chez Ghizlane, et l’informe de la grossesse de sa femme, et que désormais ils ne pouvaient plus se voir. Celle-ci sous le choc, ne prononça aucun mot. Et resta clouée à sa place pendant qu’elle le regardait quitter sa demeure pour toujours.

  Bouchaïb et Chama attendaient impatiemment le neuvième mois de grossesse. Et enfin, elle a accouché, d’un beau garçon. Cependant, ce bonheur familial ne fera pas long feu. Lors de l’accouchement, Chama a eu une hémorragie qui a nécessité son transfère au bloc opératoire tandis que le nouveau-né  était mis en couveuse en attendant le rétablissement de sa maman.

Après une demi heure passée au bloc opératoire, l’état de santé de Chama s’est stabilisé, alors    Bouchaïb demande à voir son bébé, l’infirmière va le chercher, mais elle fut choqué en voyant la couveuse vide : le bébé avait disparu.

L’impact de la nouvelle était très fort sur Bouchaïb, qu’il commença à crier et à hurler inconsciemment.

  Bien loin de l’hôpital, une femme au volant de sa voiture, accompagnée d’un bébé, était en route en direction d’un lointain village. C’était Ghizlane qui, après sa rupture avec Bouchaïb,  avait juré de se venger. Elle s’arrêta soudainement à mi- chemin,  ouvrit la porte arrière, prit le jeune fils de  Bouchaïb et Chama, et le déposa par terre, dans une zone déserte. Elle redémarre, puis s’arrête encore plus loin, et fait marche arrière, elle descend de sa voiture une deuxième fois, prit le bébé dans ses bras, et se mit à le contempler ne sachant quoi en faire.

Il était si petit, si faible et si frêle qu’elle songea que ce petit être sans défense n’avait rien à voir dans toute cette histoire. Elle le remit alors dans la voiture puis redémarre.

Elle passa 6 mois se déplaçant d’un village à l’autre et d’une ville à l’autre, et finit par s’installer dans la ville de Casa, persuadée que personne ne pouvait la trouver là-bas. Elle réussit à se procurer un appartement convainquant le propriétaire que son époux était mort, et qu’elle ne vivait qu’avec son fils unique Badr.

  Pendant ce temps Bouchaïb avait essayé tous les moyens possibles pour retrouver son fils, mais en vain. Chama, quant à elle était grièvement malade et son état de santé se détériorait d’un jour à l’autre.

  12 longues années passèrent sans que personne n’entende aucune nouvelle de Badr.

Un jour, alors que Ghizlane se préparait pour aller le chercher à l’école, on frappa vivement sur la porte, qu’elle crut qu’il s’agissait de la police, et que son crime du passé fut démasqué, elle ouvre avec hésitation la porte, et c’était Badr qui avait son œil au beurre noir.

Il s’était en effet quereller avec des gamins, devant la porte de l’école. Ces derniers l’avaient traité de bâtard. Racontant ceci à Ghizlane, qu’il prenait désormais pour sa mère, Badr se mit à pleurer amèrement et lui dit :

« Pourquoi tu refuses toujours de me parler de mon père ?? »

Ghizlane se tut et ne sait quoi dire, elle le prend dans ses bras, et lui dit :

«  Il est temps que tu saches la vérité… » Et elle lui raconta toute l’histoire.

Le jeune Badr apprenant la nouvelle, quitta la demeure en courant. Le soir  venu il revient, et lui dit qu’il voulait impérativement connaître ces vrais parents. Et ce fut ainsi, Badr se résolut  à vivre le restant de sa vie, avec ses parents, à la joie d’une mère frustrée par sa disparition. Mais il n’oublia tout de même pas Ghizlane, qui lui a élevé bien qu’elle l’ait enlevé.

Les situations dramatiques Utilisées dans cette histoire :

Posséder

Kidnapper ou ravir

Haïr

Adultère

Jalousie

Retrouvailles

L’épreuve de deuil

Publié dans Atelier d'écriture

Commenter cet article

naturose 03/01/2008 17:35

décidément,je suis toujours d'accord avec nadia,c'est très beau!comme quoi le mensonge ne mène jamais à rien!

nadia-vraie 14/12/2007 04:45

je trouve cette histoire belle,tu es bonne pour écrire Asmaa.bye et A+