Le prophète, lu autrement

Publié le par Asma Mouhib

 

  Le prophète de Khalil Gibran est considéré comme l’un des ouvrages psychologiques les plus populaires au monde. Dans ce livre, où la prose devient poésie mystique, plusieurs thèmes sont traités : amour, mariage, amitié, argent… Ce livre, à la fois simple et profond, nous pousse à mener une sérieuse réflexion sur l’essence de la vie, et sur les valeurs que nous   lui avons accordées.

  Voici une reformulation du Chapitre 5 : La boisson et la nourriture.

 

   Alors, un vieil aubergiste dit : Parle-nous du manger et du boire.

   Il répondit :

   J’aspire à ce que de l’essence de la terre vous puissiez vivre, et telle une plante de l’air, de la lumière vous ayez vos vivres.

   Mais du moment où vous devez tuer pour manger, et priver le nouveau-né du lait de sa mère bien-aimée, afin d’apaiser vos corps assoiffés, que ce soit un acte d’adoration.

   Et que votre table soit un autel, sur lequel on sacrifie les créatures pures et sereines, qui courent dans la nature et la plaine, au profit de ce qui est plus pur et plus serein encore dans l’homme.

 

   Lorsque vous tuez une bête, dites lui en votre cœur :

   « Par cette même force qui t’immole, moi aussi je serai immolé, et moi aussi je serai assimilé.

   Car par la même loi dont tu as été livrée à ma main, moi aussi je le serai, mais à une main plus puissante.

   Ton sang et le mien ne sont autres que la sève qui nourrit l’arbre céleste. »

 

   Et quand une pomme par vos dents est écrasée, dites- lui en votre cœur :

   « Dans mon corps tes pépins survivront, et dans mon cœur, les bourgeons de tes lendemains fleuriront.

   Ton effluve sera mon souffle.

   Et par toutes les saisons, nous nous réjouirons ensemble. »

 

   A l’automne, lorsque pour le pressoir, le raisin de vos vignes sera récolté, dites en votre cœur :

   « Moi aussi, je suis une vigne, et mes grappes d’être pressées  seront dignes,

   Et tel le vin nouveau, dans des jarres éternelles je serai gardé. »

   En hiver, lorsque le vin sera tiré, qu’un chant pour chaque coupe, en votre cœur soit donné,

   Et qu’il y ait dans ce chant, une commémoration des jours d’automne, de la vigne et du pressoir.     

Publié dans Philosophie

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fab 18/07/2008 10:10

c'est vraiment magnifique :-)big bisous

Naim 26/03/2007 03:26

Salut AsmaBienvenue dans votre espace. Articles variés et réguliers.Bon blog