Tant de mains pour transformer ce monde, et moins de regards pour le contempler
[Julien Gracq]
Bienvenue dans mon blog …
Parler de ce que l’on ressente à l’instant même est si dure et si pénible, à tel point que je ne trouve plus mes mots. C’est toujours difficile d’expliciter son côté caché, et c’est d’autant plus difficile s’il s’agit non seulement d’un sentiment bien précis, mais d’un foisonnement de sensations.
Et si on commençait par le stress, cela pourrait vous apparaître tout à fait évident, vu qu’on est en période d’examens, mais si l’on rajoutait un peu d’inquiétude, beaucoup de tristesse et beaucoup trop de déception, imaginez un peu ce que cela donnerait.
Tristesse et déception sont des mots très atténués à ma vue, pour exprimer ce que je peux ressentir en ce moment, et ce venant d’un être qui m’est très proche, et très cher, mais dont la Providence a voulu inlassablement en faire mon ennemi le plus irrévocable.
« Ennemi », seule l’utilisation de ce mot me blesse…
Une personne qui est sensée être une amie, une confidente, un alter ego, un autre moi-même… et qui malgré tout ne cherche qu’à accomplir la nuisance en votre faveur et en continu… Une personne avec qui vous avez plein de choses en commun, mais quand vous y pensez un peu plus profondément, vous vous rendrez compte que tout est rien…
Désormais pour moi, Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur ; celui de la douleur est de la douleur encore.
Un regard, un sourire, puis le coup de foudre. C’est ce qui semble être passé la première fois, entre Bouchaïb ; chauffeur de taxi, et Chama. Follement amoureux, ils décident alors de se marier le plutôt possible.
Bouchaïb déployait tous ses efforts pour satisfaire sa femme adorée. Le premier mois de la vie conjugale est passé, puis le deuxième et le troisième, puis une année. La routine a commencé à s’installer dans la vie du couple. Pour insuffler un vent de bonheur à leur vie, ils décident d'avoir des enfants. Cependant, Chama, après plusieurs mois passés, n'est pas tombée enceinte.
Un jour pendant que Bouchaïb conduisait son taxi, il aperçut une femme qui se faisait agressée par une bande de malfrats, il décide alors d’intervenir. Conséquence : Plusieurs plaies et blessures sur le visage. La jeune femme lui dit alors que sa maison n’était pas très loin et insiste qu’il l’y accompagne pour soigner ses blessures. Bouchaïb refusa au début, mais finit par céder. La jeune Ghizlane était dans les trentaines d’année, et vivait à ce qui apparaît seule. Pour le remercier, elle l’invite le lendemain à dîner chez elle.
Et c’est ainsi que commença cette relation qui dura trois mois. Bouchaïb était comblé qu’il décida un jour de mettre au courant sa femme de sa volonté de divorcer, seulement voilà, une surprise l’attendait chez lui : Chama était enceinte.
C’était la grande joie de Bouchaïb, lui qui désirait à tout prix être père.
Après trois jours il se rend chez Ghizlane, et l’informe de la grossesse de sa femme, et que désormais ils ne pouvaient plus se voir. Celle-ci sous le choc, ne prononça aucun mot. Et resta clouée à sa place pendant qu’elle le regardait quitter sa demeure pour toujours.
Bouchaïb et Chama attendaient impatiemment le neuvième mois de grossesse. Et enfin, elle a accouché, d’un beau garçon. Cependant, ce bonheur familial ne fera pas long feu. Lors de l’accouchement, Chama a eu une hémorragie qui a nécessité son transfère au bloc opératoire tandis que le nouveau-né était mis en couveuse en attendant le rétablissement de sa maman.
Après une demi heure passée au bloc opératoire, l’état de santé de Chama s’est stabilisé, alors Bouchaïb demande à voir son bébé, l’infirmière va le chercher, mais elle fut choqué en voyant la couveuse vide : le bébé avait disparu.
L’impact de la nouvelle était très fort sur Bouchaïb, qu’il commença à crier et à hurler inconsciemment.
Bien loin de l’hôpital, une femme au volant de sa voiture, accompagnée d’un bébé, était en route en direction d’un lointain village. C’était Ghizlane qui, après sa rupture avec Bouchaïb, avait juré de se venger. Elle s’arrêta soudainement à mi- chemin, ouvrit la porte arrière, prit le jeune fils de Bouchaïb et Chama, et le déposa par terre, dans une zone déserte. Elle redémarre, puis s’arrête encore plus loin, et fait marche arrière, elle descend de sa voiture une deuxième fois, prit le bébé dans ses bras, et se mit à le contempler ne sachant quoi en faire.
Il était si petit, si faible et si frêle qu’elle songea que ce petit être sans défense n’avait rien à voir dans toute cette histoire. Elle le remit alors dans la voiture puis redémarre.
Elle passa 6 mois se déplaçant d’un village à l’autre et d’une ville à l’autre, et finit par s’installer dans la ville de Casa, persuadée que personne ne pouvait la trouver là-bas. Elle réussit à se procurer un appartement convainquant le propriétaire que son époux était mort, et qu’elle ne vivait qu’avec son fils unique Badr.
Pendant ce temps Bouchaïb avait essayé tous les moyens possibles pour retrouver son fils, mais en vain. Chama, quant à elle était grièvement malade et son état de santé se détériorait d’un jour à l’autre.
12 longues années passèrent sans que personne n’entende aucune nouvelle de Badr.
Un jour, alors que Ghizlane se préparait pour aller le chercher à l’école, on frappa vivement sur la porte, qu’elle crut qu’il s’agissait de la police, et que son crime du passé fut démasqué, elle ouvre avec hésitation la porte, et c’était Badr qui avait son œil au beurre noir.
Il s’était en effet quereller avec des gamins, devant la porte de l’école. Ces derniers l’avaient traité de bâtard. Racontant ceci à Ghizlane, qu’il prenait désormais pour sa mère, Badr se mit à pleurer amèrement et lui dit :
« Pourquoi tu refuses toujours de me parler de mon père ?? »
Ghizlane se tut et ne sait quoi dire, elle le prend dans ses bras, et lui dit :
« Il est temps que tu saches la vérité… » Et elle lui raconta toute l’histoire.
Le jeune Badr apprenant la nouvelle, quitta la demeure en courant. Le soir venu il revient, et lui
dit qu’il voulait impérativement connaître ces vrais parents. Et ce fut ainsi, Badr se résolut à vivre le restant de sa vie, avec ses parents, à la joie d’une mère frustrée par
sa disparition. Mais il n’oublia tout de même pas Ghizlane, qui lui a élevé bien qu’elle l’ait enlevé.
Les situations dramatiques Utilisées dans cette histoire :
Posséder
Kidnapper ou ravir
Haïr
Adultère
Jalousie
Retrouvailles
L’épreuve de deuil
Je me souviens toujours de cette fameuse question que l’on nous posait quand on était petits : « Que veux-tu devenir quand tu seras grand ? », et à laquelle je répondais toujours avec fermeté et déterminisme : « Je voudrais être médecin.»
Toutefois des années passèrent, sans que je voie pour autant se réaliser ce rêve, qui m’était le plus cher, et au lieu de cela, je m’étais retrouvée dans un domaine auquel je n’avais jamais songé : « l’enseignement ».
Mon premier jour de travail était très remarquable, ça m’a permis de me rendre compte de l’énormité de la faveur divine dans laquelle vivent mes confrères les citadins (eau potable, électricité, propreté, et surtout moyens de transport)
Ce jour-là, après deux longs travelling dans une sorte de TAXI-CAR, abritant plus de 14 personnes, et destiné ordinairement à transporter uniquement 6, je dus faire le plus long footing de toute mon existence : Ne connaissant de l’école dans laquelle j’étais affectée que le nom, j’ai du parcourir à pied, plus de 8 km pour trouver enfin le village où elle se situait
Une semaine après, les cours avaient commencés. J’étais chargée d’enseigner toutes les matières en 5ème et 6ème, j’avais à peu près 16 leçons à disposer tous les jours, dans une marge de temps de 4heures et demi, à une classe de plus de 40 élèves : un véritable enfer !!!
Je me souviens que j’étais intriguée par le bizarre comportement des élèves qui demandaient à sortir chaque fois que je commençais mon activité d’alter-gavage-informatif. J’ai pensé au début qu’ils étaient désintéressés des cours que je présentais, puis j’ai laissé tomber cette supposition, car s’il en était le cas ils ne reviendraient pas après deux ou trois minutes. J’ai pensé alors qu’il se pourrait qu’ils sortent uniquement pour prendre l’air vu que la classe était condensée, mais celle-là aussi ne valait pas car l’air n’était pas ce qui manquait avec toutes ces fenêtres aux vitres cassés.
Epuisant toutes les probabilités, j’en conviens à porter la question à l’une de mes collègues qui était plus âgée que moi. Celle- ci m’expliqua alors que ne disposant d’aucunes toilettes au sein de l’école, les élèves étaient obligés de sortir dans la nature pour faire leurs petits besoins, et qu’ils évitaient de les assouvir lors de la récré afin d’éviter le regard des autres.
Une fois les cours terminés, on rejoignait; moi et deux autres institutrices notre loge, où on se reposait, dormait et se préparait pour de nouvelles introductions sur la scène estudiantine.
Ce fut ainsi, jusqu’au jour où une bande d’intrus décident de porter atteinte à notre vie calme et paisible. On était toutes les trois à écouter la radio tranquillement, il était à peu près 22h, quand tout à coup on entendît frapper à la porte. Nous continuâmes de l’écouter, convaincues d'avoir confondu un bruit pour un autre, mais un peu plus tard, ça reprend. Nous regardâmes la porte une autre fois et celle-ci était toujours fermée. Nous étions mortes de peur à tel point qu’on éteignit même la lumière, mais question de nous rassurer, on se dit que c'est tout simplement la fenêtre de la chambre qui; ouverte, fait que le vent agite la porte. Mais soudainement, le bruit était si fort et si vif que j'avais l'impression qu'on avait ouvert la porte précipitamment. Là, c'est la panique. J'ai osé à peine m'étirer le cou pour voir si la porte était ouverte. Quand j’ai osé enfin faire un mouvement, il y avait un autre bruit plus discret qui venait de la porte. Alors là, pas de doute; il y avait quelqu'un devant notre porte. J'avais le coeur qui battait dans la poitrine et je m’étais dis qu'il faudrait bien que j'agisse. J'ai eu l'idée de prendre un couteau et d'ouvrir la porte rapidement, mais j'avais bien trop peur que ça se revire contre moi. J’ai pensé alors à prendre une bouteille vide pour péter sur la tête du gros méchant qui se cachait derrière la porte mais je me suis dis que même brisée, ça ne pouvait pas nous mettre hors danger. J’ai pensé alors à prendre le balai mais l'image de moi me défendant avec le manche à balai et prenant le porte poussières comme bouclier m'était trop ridicule et comique pour que j'opte pour cette option: le plus que j'aurais pu faire avec ça, c'est faire rire le criminel . Seulement voilà, avant que je finisse de penser à mes propres stratagèmes défensifs, le bruit s’était arrêté, et on ne l’entendit plus de toute la nuit.
Le lendemain matin, nous sous sommes redues chez les gendarmes pour porter plainte. Et à partir de ce jour je n’ai jamais passé une nuit à la campagne.
Il était une fois, parmi les majestueuses montagnes d’Atlas, un bûcheron pauvre qui vivait avec ses trois filles. Il passait toutes ses journées dans la forêt pour pouvoir assurer à ses filles de quoi vivre, bien que deux d’entre elles avaient toujours honte de sa condition et s’en désintéressaient complètement.
Issli, la cadette était très différente. Connue pour sa remarquable beauté et formidable sagesse. Elle montrait toujours une grande affection et humble soumission à son pauvre père. Malgré son jeune âge, elle excellait dans l’art de parler. Et son éloquence et sa finesse d’esprit étaient reconnues de tous. Si bien que sa réputation atteignit même le palais du Sultan. Ce dernier était un passionné des énigmes et des bouffonneries. Ayant entendu parler des talents surprenants de la jeune Issli, il décida de les mettre à l’épreuve. Il convoqua alors le pauvre bûcheron et lui chargea de lui transmettre l’énigme suivante : « Je possède un arbre qui a 12 branches. Chaque branches se décompose en 30 rameaux », et il ajouta que si sa fille arrivait à deviner de quoi il s’agissait elle serait récompensée, mais si par malheur, elle échouait sa tête et celle de son père seront tranchées.
Connaissant la tyrannie du Souverain, le bûcheron quitta le plais complètement déboussolé. Une fois chez lui, il ne sut comment aborder le sujet avec sa fille, croyant qu’elle ne réussira jamais à résoudre l’énigme. Issli remarquant la mine de son père l’interrogea, et celui-ci lui confia alors les raisons de son malheur.
La jeune fille sourit et dissipa les craintes de son père et lui dit que le roi voulait sûrement parler de l’année, les 12 branches étant les douze mois de l’année et les trente rameaux, les trente jours du mois.
Après une semaine, le bûcheron se rendit auprès du roi, sûr qu’il ne verrait jamais ses filles, et n’ayant aucune réponse que celle de Issli, il la lui livre.
Le souverain s’exclama : « Bon ! Bon ! Voici que ta tête et celle de ta fille sont épargnées !! Et pour témoigner ma satisfaction, je te demande la main de cette fille »
Perplexe, le bûcheron ne sut quoi dire.
Le roi ajouta : « Dans 12 mois, j’enverrai à ma fiancée les offrandes du mariage »
Et ce fut ainsi, après 12 mois la modeste demeure vit affluer 17 serviteurs transportant de précieux présents destinés à la future épouse du Sultan. Cependant, durant leur périple, ces serviteurs, jaloux qu’une simple fille de bûcheron puisse recevoir tous ces présents, s’en emparent d’une part. Mais Issli réussit à le deviner.
Dans la modeste demeure les messagers du roi furent bien reçus. Issli leur servit le dîner qu’elle avait elle-même soigneusement préparé, c’était un succulent couscous au poulet. Elle coupa avec une remarquable délicatesse les morceaux de viande et les distribua soigneusement : Elle offrit à son père la tête du poulet et quelques morceaux de la poitrine. Ses sœurs reçurent les ailes. Quant aux serviteurs, elle leur offrit les pattes. Les invités échangèrent des regards d’étonnement mais se gardèrent de tout commentaire. Au moment de leur départ, Issli leur dit : «Remerciez de ma part votre généreux maître. Je vous charge aussi de lui transmettre exactement ceci : Il manque du duvet à la perdrix, de l’eau à la mer et des étoiles au ciel.»
De retour auprès du roi, les messagers lui firent le rapport de leur visite. Toutefois ils ne purent s’empêcher de relever leur étonnement du comportement d’Issli.
Le sultan leur expliqua alors : « son partage me paraît tout à fait logique : Au père revient la tête du poulet car il est le chef de la famille, aux sœurs ; elle a remis les ailes car ce sont des filles, et la coutume veut qu’un jour la fille quitte la maison de ses parents pour vivre chez son époux. Quant à vous, imbéciles, elle vous a offert les pattes, car c’est sur vos deux jambes que vous êtes allés la voir. »
L’un d’eux intervint alors, oubliant même qu’il s’adressait au sultan : « Et comment expliqueriez vous son message :"Il manque du duvet à la perdrix, de l’eau à la mer et des étoiles au ciel" ?? »
Le Sultan s’empourpra et s’écria : « Soyez maudits !! Qu’avez-vous fait de mes offrandes, misérables ? Vous avez osez me voler sales idiots !! »
Ils répondirent en tremblant : « … Nous les avons remis à votre fiancée comme convenu.»
- « Et vous osez mentir en plus !! Si ma fiancée dit qu’il manque du duvet à la perdrix, cela veut dire que vous avez dérobé des étoffes d’or. Et s’il manque l’eau à la mer cela veut dire que vous avez pris également du parfum. Et vous vous êtes permis de toucher aux émaux des bijoux, sinon les étoiles ne manqueraient pas au ciel, vous voilà démasqués !!! »
Ils se jetèrent à ses pieds implorant son pardon. Au début le sultan voulut les tuer, mais au risque que la nouvelle arrive à sa fiancée, il décide alors de les chasser du palais.
Quelques jours s’écoulèrent et vient le moment de célébrer le mariage du sultan. Le royaume entier était en liesse, la fête dura sept jours et sept nuits. Et quand Issli arriva à sa demeure royale, parée de bijoux, parfumée de roses et de henné, le roi en fut ébloui et eut du mal à croire qu’il s’agisse de la fille du pauvre bûcheron.
Des jours passèrent, et tout le royaume ne parlait que de la jeune reine, et de sa sagesse incontournable. En effet le charme de sa compagnie attirait tout le monde et son éloquence enchantait tous les esprits. On ne jurait plus que par son nom. Et le roi s’en rendit compte, ainsi il lui interdit de sortir du palais, ou de parler à des inconnus. De peur que sa réputation gagne du terrain sur la sienne.
Un jour son père tomba malade et demanda à la voir. Seulement voilà le roi n’était pas chez lui, et Issli doit impérativement avoir son accord pour aller le voir. Ne sachant quoi faire, elle décida d’aller quand même, et de charger un valet d’informer le roi à son retour.
Le lendemain, le roi apprit la nouvelle, désapprouvant le fait qu'elle lui eut désobéi, il se mit dans tous ses états et se rendit dans ses appartements. Le regard froid et menaçant, il lui lança : « Comment as-tu osé outrepasser mes ordres et violer mes interdictions ?? Et ne me dis pas que c’est ton père, je t’avais pourtant prévenue que si un jour tu me désobéissait, je te chasserai. Alors, prends ce que tu as de plus cher et va-t-en d'ici au plus vite ! »
« Bien ! fit la reine, après tout je l'ai mérité car je n'ai pas respecté ta
parole. J'accepte donc ton châtiment. Mais Moulay, je te sais généreux et clément. Me permettras-tu une dernière faveur ? »
« Si c'est la dernière, oui ! ». De sa voix douce et charmeuse Issli lui murmura : « Honore-moi, seigneur, de ta présence au dîner de ce soir, puisque c'est le
dernier que je prendrai dans ce palais.
Bon ! Céda le roi. Je viendrai, mais je ne m'attarderai pas ! »
Le soir venu, la reine prépara un dîner savoureux. Elle décora ses appartements de mille et une fleurs suaves et fit brûler de l'encens de musc et de girofle. Elle se para de son plus beau caftan de soirée et arrosa subtilement son corps d'un parfum exquis et enivrant. Quand le roi entra dans la pièce, il en fut surpris. Elle l'installa confortablement et lui servit un thé contenant une herbe à l’effet somnifère. Le souverain prit tant de plaisir à être en sa compagnie qu'il ne tarda pas à s’endormir. La reine Issli attendit de voir son époux endormi sous l'effet de cette herbe pour le mettre dans une malle. Elle prit ses affaires et quitta le palais, traînant son lourd fardeau. Elle marcha toute la nuit.
Au petit matin, la reine enfin rassurée s'arrêta pour se reposer. Exténuée, elle sombra dans un profond sommeil. Brusquement, le roi qui commençait à étouffer dans sa cachette, s'agita, donna des coups, ce qui fit sursauter la jeune femme. Elle souleva aussitôt le couvercle. Soulagé, le roi respira profondément, regarda autour de lui et l'interrogea d'une voix nerveuse et impatiente : « Où suis-je ? Et que fais-je ici avec toi ? Tendrement, la reine lui répondit : « Tu es avec ton épouse, Moulay ! Souviens-toi ! Hier, tu m'as chassée. Mais tu m'as autorisée à prendre ce que j'avais de plus cher. Et comme je n'ai rien de plus cher au monde que toi, j'ai quitté le palais en t'emmenant avec moi ! » Le roi ne sut quoi répondre. Il fut agréablement surpris par le tour que lui avait joué sa femme. Il comprit à quel point elle l'aimait. Il la serra alors dans ses bras. Puis, il s'approcha de son oreille et lui murmura : « Je sais à présent que ma vie n'aurait plus aucun sens sans toi ! » Dès lors, le souverain s'assagit et tempéra ses humeurs. Il n'hésita plus à demander conseil à son épouse. Il devint moins tyrannique et fit preuve d'une grande humilité.
Le premier : Alors, t’as voté ?
Le deuxième : Non, j’avais des choses plus importantes à faire, et puis… voter … ça n’sert à rien !!!
Le premier : Et tu crois qu’en agissant ainsi, les choses vont changer ?
Le deuxième : En tous cas c’est pas ma voix qui f’’ra l’affaire!!!
Le premier : J’crois que c’est là l’problème… comment espère-t-on changer la situation, si on n’essaye même pas de faire entendre notre voix, nos aspirations… Si nous sommes une majorité à opter pour un tel choix, une majorité forte, claire et nette, nous pourrons agir, et nos institutions seront obligées de suivre nos choix.
Le deuxième : moi j’crois que c’est plutôt un problème de confiance…J’ne crois plus en ceux qui veulent mon vote, car j’n’ai rien vu de leur part qui puisse répondre à mes attentes !!
Mais dis moi toi… toi qui n’arrêtes pas de jouer le moralisateur…t’as voté ?
Le premier : Tu n’ vas pas croire c’qui m’est arrivé !!
Le deuxième : Ne m’dis pas, qu’une fois dans l’isoloir, t’as oublié pour qui tu allais voter ??!!
Le premier : Pire encore !!!... J’ai oublié ma carte d’électeur !!!...Et le temps qu’il a fallu pour que j’aille la chercher chez moi…Les bureaux de vote avaient fermé !!!
Le deuxième : ça n’te ressemble pas du tout ça… LE BON CITOYEN!!! Mais au moins, toi… tu aurais essayé !!
- Mad’moiselle, êtes-vous prête pour votre entretien d’embauche ?
- Entretien ??... Euh… oui… oui, m’sieur, je suis prête.
- Alors veuillez vous présenter dans mon bureau !!
- Comment vous appelez-vous ?
- Khadija Monssif.
- Vous v’nez d’où ?
- … Euh… de dehors !!
- Ohhh !!… elle est bonne celle-là !!… j’veux dire de quelle ville ?
- Ah… Je viens de Safi.
- Parlez-moi un peu de vos expériences précédentes !!
- J’ai occupé ce même post dans plusieurs entreprises comme BMCE BANK, MARJANE, ainsi que dans plusieurs hôtels luxueux comme le FARAH HOTEL à Casablanca, et le SHERATON HOTEL à Marrakech.
- Très intéressant… Et vous êtes disponible ?
- … Euh… non … je suis mariée. !!
- Mais non, j’ veux dire pour ce post!!
- Ah … oui.
- Dites-moi où avez-vous effectué vos études universitaires ?
- A safi même.
- Mais, autant que j’le sache, le Master en commerce et gestion d’entreprises n’existe pas dans la faculté poly-disciplinaire de Safi. !!
- Oui, ça n’existe pas à Safi.
- Alors quels diplômes avez-vous ?
- Je suis licenciée en études arabes.
- Et vous avez pu occuper ce même post dans tous ces établissements, avec une licence pareille ?
- Oui… Vous pouvez même l’vérifiez.
- Bizarre !!!... Parlez-moi un peu de vos loisirs !!
- Vous savez, m’sieur, quand on fait ce genre de travail, on n’a ni le temps… ni la capacité physique pour faire autre chose.
- Quels sont vos atouts ?
- La persévérance… La ponctualité… La loyauté…
- Et pour vos défauts ?
- … Pour tout vous dire… J’aime de temps à autre, papoter avec mes collègues lors du travail… Mais à part ça, j’pense que j’n’en ai aucun.
- Parlez-moi d’une mauvaise expérience que vous regrettez maint’nant ?
- C’est de m’être présentée pour ce post au sein de votre entreprise !!!
- Vraiment ??!!… Et pourquoi donc ???
- J’n’ai jamais vu une entreprise faire un entretien pour embaucher une simple femme de ménage !!!
- Alors vous v’nez postuler pour l’emploi de femme de ménage, et vous m’avez fait perdre tout c’temps !!
- J’n’y suis pour rien moi... c’est la dame de la réception qui m’a demandé de patienter dans le bureau 106.
- Mais ici c’est le 109, et en plus on recrute des comptables et non des femmes de ménage.
- Pourtant ce n’est pas c’qu’on voit sur votre porte !!
- … Attendez... j’crois comprendre ce qui se passe… c’est ce sacré 9 qui a encore une fois pivoté pour dev’nir un 6, je leur ai dit mille fois de m’cloué cette plaque, mais il n’y a personne qui m’écoute dans cette entreprise !!
Marchant sur le quai d’une station de métro, Driss jetait de temps à autre un coup d’œil sur les va- et - vient des gens qui se précipitaient vers leur lieu de travail. C’était devenu pour lui une habitude depuis plus de 8 ans. Lui qui était licencié au chômage, n’avait aucune préoccupation que cela. C’était pour lui un moyen de sentir qu’il y avait encore de la vie autour de lui, qu’il avait de la présence dans ce monde, dans ce soi-disant "Eldorado" où il a choisit de s’installer, afin de guetter d’autres opportunités non retrouvées dans son pays d’origine, et où les seules critères qui comptent sont celles de la couleur de la peau, de la religion, et de l’appartenance géographique,
Il vivait avec sa grand-mère schizophrène, qui avait l’habitude de se rendre tous les jours chez la police pour porter plainte contre les voisins, pour les bruits qu’ils faisaient la nuit, lesquels bruits ne provenaient que de sa tête malade.
Ce jour là, Driss ne s’était pas rendu à la station du métro juste pour ses séances
de contemplation, mais il y avait quelque chose de moche qui se préparait. Ayant eu sa dose suffisante de l’échec, du mépris et du rejet, il décide de mettre fin à ses jours.
Juste à côté de la station, il y avait une banque, et où se préparait au même instant un hold-up. En effet une bande de voleurs avaient fait éruption sur ces lieux, il y avait juste une demi-heure. Ayant eu leur butin, les joyeux voleurs ressortent ; mais voient passer leur voiture en route pour la fourrière… ils détalent et s’enfoncent dans la station de métro où se trouvait Driss, et décident de planquer leur argent volé dans l’un des casiers de la consigne contre la somme de 20 Euros. Seulement voilà, leurs porte-monnaie étaient restés dans la voiture. Ils décident alors de se prendre au premier venu, et par malheur c’était Driss. Ils réussissent à lui dérober les seuls 20 Euros qu’il avait en poche ; cachent leur butin et prennent avec eux la clé de la consigne. Driss les suit et entre avec eux dans un combat, leur prend la clé sans qu’ils s’en aperçoivent, et les menace de porter plainte contre eux. Une fois les bandits partis, il revient sur ses propos, surtout lorsqu’il découvre ce que contenait la consigne, il prend l’argent et part la cacher chez sa grand-mère. Sur le chemin du retour, une voiture conduite par une bande d’adolescents le renverse, ceux–ci décident alors de l’emporter dans leur voiture et de le jeter dans une forêt qui se trouvait à deux pas du lieu d’accident.
10 minutes plus tard, la bande de voleurs se rend dans la même forêt pour un règlement de compte. S’étant aperçu de la disparition de la clé, chacun d’eux soupçonna l’autre d’avoir manigancer cela, pour ne pas avoir à départager le butin, et ils finissent par s’entretuer.
Dans la maison de Driss, la grand–mère qui vient de rentrer d’un voyage, découvre la somme de 1.5 millions d’Euros, elle soupçonne alors son petit-fils d’avoir un lien avec le hold–up dont les médias ne cessent de parler ces deux derniers jours ; et décide ainsi de se rendre chez la police et de tout leur dire.
Seulement s’étant habitué à ses fausses plaintes, l’agent de police ne la croit pas, et lui dit de
garder l’argent pour elle et d’en faire ce qu’elle voulait.
Tenant au regard sa petite fille qui était en train de jouer, à travers le vitre brisé de leur fenêtre, Rkia préparait le petit déjeuner pour ses sept enfants, qui était constitué, comme l’est le cas pour tous les autres repas de la journée, de thé et de pain.
Elle voyait en même temps, un reflet non précis qui se combinait avec l'image
nette de sa fille, et replongea ainsi dans un passé hantant et emprisonnant, un passé
remontant à la perte de son mari.
C’était un regard plein de chagrins, de souffrances, et de douleurs qui l’interceptait de temps à autre, mais aussi, un regard franc et empreint d’enthousiasme et de conviction, un regard d’une femme battante, une femme assumant pleinement son destin.
Rkia, était une sexagénaire, qui comme tous les siens est née dans ce douar, et n’en est jamais sortie ailleurs. Passant la plupart de son temps dans les champs, et vivant de ce que lui procurait la terre. Elle avait une bouche édentée, de petits yeux noirs, et sa peau était grise. Elle portait toujours une vieille djellaba et un foulard en laine posé nonchalamment sur sa tête.
Une fois le travail terminé au champ, Rkia empruntait avec son fils aîné, qui l' aidait de temps à
autre, le chemin de retour vers leur soi-disant maison. C’était en fait une cabane, une sorte de grande caisse vieille et sale, un assemblage de planches à échardes, clouées
ensemble. A la porte de cette cabane, il y avait un gros chien, de race indécise, traînait sa chaîne avec un bruit solitaire. Son long poil était collé par la boue du terrain, une boue tenace,
qui collait aux pieds. Une fois à l’intérieur de cet univers humide et silencieux, on s’aperçoit que la demeure est composée d’une seule pièce, où il n’y avait qu’une sorte de paillasse qui
servait apparemment comme chambre à coucher pour les enfants. Il y avait aussi une vieille table au milieu, et sur laquelle était déposée quelques assiettes, et juste au fond quelques
bidons qui servaient pour l’approvisionnement en eau.
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"L'homme vient au monde avec les mains vides et il le quitte avec les mains vides"
(Le Talmud).
"Le mariage est comme une place assiégée ; ceux qui sont dehors veulent y entrer et ceux qui sont dedans veulent en sortir".
(Proverbe chinois)
"Travailler pour gagner sa vie, O.K. Mais pourquoi faut-il que cette vie qu'on gagne, il faille la gaspiller à travailler
pour gagner sa vie ? "
(Quino)
"On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte, et l'on boit goutte à goutte une vérité qui nous est amère".
(Denis Diderot)
"Le plaisir de trouver vaut mieux que ce que l'on trouve"
(Proverbe persan).
"Je me suis repenti d'avoir parlé, mais jamais de n'avoir pas parlé"
(Philippe de Commynes).
"Il vaut mieux avoir la bienveillance du juge que deux témoins favorables"
(Proverbe arabe).
"Acheter enseigne à vendre, gagner enseigne à dépenser"
(Proverbe italien).
"Lorsque la porte de l'amour est fermée, passe par celle de l'or"
(Proverbe arabe).
"Sois aussi chaste que la glace et aussi pur que la neige, tu n'échapperas cependant pas à la calomnie"
(Shakespeare).
"Le cheveu blanc est un message de la mort"
(Proverbe persan).
"Quand la servitude est honteuse, la mort est belle"
(Syrus).
"Ceux qui ne savent pas perdre ne savent pas gagner"
(Van Minh).
"L'égoïsme est le poison de l'amitié".
(Honoré de Balzac)
" Mieux vaut vivre enchaîné près de celui que l'on aime, que libre au milieu des jardins près de celui que l'on hait.
"
(Proverbe Persan)
" Il y a deux sortes de gens : ceux qui peuvent être heureux et ne le sont pas, et ceux qui cherchent le bonheur sans le
trouver. "
(Proverbe Arabe)
" Quand l'oiseau est prés de mourir, son chant devient triste ; quand l'homme est prés de mourir, ses paroles portent
l'empreinte de la vertu. "
(Confucius)
" La richesse donne des jambes aux boiteux, de la beauté aux laids, et de l'intérêt aux larmes. "
(Proverbe Arménien)
" La vie ressemble à un conte ; ce qui importe, ce n'est pas sa longueur, mais sa valeur. "
(Sénèque)
" Trois choses sont fugitives : l'écho, l'arc-en-ciel, la beauté des femmes. "
(Proverbe Allemand)
" L'esprit a beau faire plus de chemin que
le cœur, il ne va jamais si loin. "
(Proverbe Chinois)
"Il n'y a point au monde de si pénible métier que celui de se faire un grand nom"
(La Bruyère).
"La pauvreté et l'amour sont difficiles à cacher"
(proverbe danois).
"Les gens qui ne peuvent pas supporter la solitude sont précisément les moins agréables des compagnons"
(A. Guinon).
"Réduis tes désirs et tu augmenteras ta santé"
(proverbe espagnol).
"L'espérance est un emprunt fait au bonheur"
(Joubert).
"Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe"
(Aristote).
"Qui fait toujours ce qu'il veut fait rarement ce qu'il doit"
(Chancelier Oxenstierna).
"La solitude est à l'esprit ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu'elle est trop longue, quoique nécessaire"
(Vauvenargues).
"La justice a le regard clignotant, mais elle voit quand même"
(Th. Middleton).
"Il se trouve autant de différence de nous à nous-mêmes, que de nous à autrui"
(Montaigne).
"L'homme est le fils de l'erreur"
(Proverbe arabe).
"Se plaindre à un autre qu'à Dieu, c'est s'avilir"
(Proverbe soufi).
"Sages sont les parents qui permettent à leurs enfants de se tromper. Il est bon que ceux-ci se brûlent les doigts de temps à autre"
(Mahâtma Gandhi).
"Pour se plaire, il faut se ressembler beaucoup afin de s'entendre, et différer un peu afin d'avoir à se comprendre"
(Diane de Beausacq)
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