Israël teste de nouvelles armes mortelles à Gaza
Selon un rapport du Ministère de la Santé de la Bande de Gaza sur les effets des armes utilisées par Israël, les médecins ont remarqué que :
«Les caractéristiques communes à tous les corps des victimes sont l’absence de plaies importantes... Toutes les victimes ont un grave œdème interne et une hémorragie avec des pertes de sang par tous les orifices du corps. Tous les corps étaient couverts d’une poudre sombre et ils donnaient l’impression d’être noirs, mais ils n’ont pas été brûlés. Les vêtements et les cheveux n'ont été ni endommagés ni brûlés."
Des échantillons de peau de six cadavres ont été analysés pour l'histologie dans deux laboratoires indépendants. Les résultats n'ont révélé aucune altération des éléments de la peau et du derme et aucun signe de brûlures. Tous les échantillons ont montré des particules de couleur sombre qui couvrent la peau, une coloration histologique pour le fer.
Une étude au microscope électronique a montré la présence de phosphore, de fer et de magnésium au-dessous du niveau normal de détection. Une analyse d’éléments déposés sur la peau d'une victime a révélé qu'ils contenaient principalement du carbone et de l'oxygène, et des quantités moindres en fer, silicium et calcium. Certains de ces éléments sont utilisés dans la formule des particules comme additifs pour carburants afin d’augmenter l'explosion des bombes ou grenades.
Selon le site internet de la BBS NEWS, qui a publié ce rapport, il pourrait s’agir de bombes et grenades thermobariques qui ne laissent aucune blessure visible.
Les explosifs thermobariques, ou Fuel-Air-Explosive (FAE), fonctionnent en deux étapes. L’obus, ou le réservoir, s’ouvre en propageant le mélange explosif comme un excellent aérosol, puis il s’enflamme, créant une onde de choc de surpression se déplaçant à 3 km par seconde, et brûlant tout l’oxygène disponible.
Le site internet de Global Security décrit l'effet d'une bombe thermobarique : "Ceux à proximité du point d'impact sont détruits. Ceux qui sont à la périphérie risquent de souffrir de nombreuses blessures internes et donc invisibles, y compris l’éclatement des tympans et l’écrasement des organes internes de l’oreille, de graves commotions, un éclatement des poumons et des organes internes, et éventuellement une cécité. La destruction, la mort et les blessures sont causées par l'onde de choc."
Une amélioration de la performance est obtenue en ajoutant un surplus de métaux au mélange explosif, l'aluminium et le magnésium étant des métaux de choix.
Un rapport sur le site de Defense Technology estime qu'au lieu de blessures par shrapnel/morceaux d'obus, un dispositif thermobarique produit un effet de souffle.
"Chaque type de tissu, en interagissant avec l'onde de choc, est comprimé, étiré, tordu ou désintégré par une surcharge en fonction de ses propriétés physiques. Les organes internes qui contiennent de l'air (les sinus, les oreilles, les poumons et les intestins), sont particulièrement vulnérables à l'explosion."
Dans les cas des victimes examinées, l'arme utilisée n'a laissé aucune trace visible à l'œil nu ou détectable par des instruments couramment utilisés dans les hôpitaux et les urgences. Il est d'autant plus difficile d'offrir des soins pour les blessés.
"Ces armes ne laissent pas de fragments sur ou dans les corps des victimes et ce fait les place déjà en dehors des conventions de guerre établies, peu importe si elles sont utilisées contre des militaires ou des civils", disent les médecins.
Selon les Conventions de Genève (Protocole relatif aux fragments non détectables), "il est interdit d'utiliser toute arme dont l’effet premier est de blesser par des éléments qui échappent à la détection par rayons X dans le corps humain ".
Notons enfin que les États-Unis utilisent, elles aussi, des grenades thermobariques de 40 mm dans sa soi-disant guerre contre le «terrorisme» en Afghanistan.
D’après : http://bbsnews.net/